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  • Farah Bachkata

L'Hypnothérapie pour soigner les maux de la vie

Travailler sur les traumatismes de la vie demande une grande prudence.

Tout d’abord parce que ça comporte le risque de faire revivre le traumatisme à la personne et le traumatisme psychique est un ensemble de sauvegarde physiologique, neurologique, ou psychologique, qui se mettent en place suite à des évènements ayant générés une lourde charge émotionnelle. Pour ces différentes raisons, l’improvisation n’a pas sa place.

L’hypnothérapie pour se libérer des traumatismes du passé


Le trauma est l’ensemble de trouble psychique ou physique lié à un évènement brutal accidentel ou non causé par un élément extérieur au sujet. Aussi inconsciemment on chercher à oublier cet évènement, à le mettre dans une boîte très loin au fond de nous même et finir par se dire « c’est du passé ».

Sauf que les conséquences de ce(s) traumatisme(s) se retrouvent dans des moments spécifiques de la vie du sujet ou des situations tout à fait banales. Afin de se retrouver en mauvaise posture face à une situation qui rappel ou pas le traumatisme il faut passer par une guérison profonde du sujet qui passe par 3 étapes

  • Libérer les somatisations et émotions douloureuses (psychisme), qui par conséquent libèreront à leur tour les tensions et fermetures musculaire et du système nerveux (physique) ;

  • Aider le sujet à se raccrocher à quelques choses (ancrage) en créant des refuges pour le sujet pour qu’il puisse y retourner pour ne pas être submergé par ses émotions ou peurs manifeste ;

  • Renforcement de l’ego tout au long des séances qui visent à se libérer émotionnellement d’un refoulement.

Ainsi dans ce genre se séance une relation de confiance est plus qu’importante car aucun client ne pourra dévoiler son intimité, sa vulnérabilité si il ne se sent pas en sécurité avec son thérapeute. Si c’est le cas un changement radical s’impose pour pouvoir commencer le travail se reconstruction. Pour cela c’est au thérapeute de s’adapter au client, chaque personne est différente on ne peut pas faire de la généralité c’est du cas par cas selon la sensibilité de chacun, le sujet peut être plus sensible au visuel, une autre plus auditive, ou encore kinesthésique. Il est donc important d’adapter sa voix, son toucher ou son texte en fonction de la personne se trouvant face à nous.

Les grands principes de l’hypnose traumatique


La résolution d’un trauma implique donc de le revivre avec des modifications pour que l’hippocampe puisse en comprendre la temporalité et le contexte, tout simplement pour éviter qu’un souvenir du passé ne flotte dans le temps et vienne envahir le présent. La personne est donc invitée à raconter son expérience à verbaliser ses sentiments et émotion afin d’activer l’aire Broca de son cerveau notamment le circuit de la peur et du langage.

  • Toute personne possède un seuil de tolérance et peut dans le cadre de la thérapie atteindre ses limites. Dans ce cas, le traitement doit savoir faire une pause. Le client pourra trouver alors des ressources internes avec l’aide de l’hypnothérapeute.

  • Cette pause permet au client de prendre du recul, de la hauteur pour mieux revenir avec une meilleure maîtrise de ses émotions. Cependant le thérapeute ne doit pas prolonger cette pause si c’est le moment de résoudre le problème.

  • Parler seul ne suffit pas à guérir un traumatisme.


Le thérapeute doit atteindre son client dans son histoire.


L’inconscient transporte au plus profond de lui-même les souvenirs, les traumatismes qui s’ancrent dans le corps, des peurs sont ainsi établies à un jeune âge dans l’inconscient, la seule partie du cerveau qui n’oublie jamais. En hypnose, l’adulte s’exprime pour l’enfant qui n’a pas pu s’exprimer au moment du traumatisme, de cette manière ils apprennent à déculpabiliser et à attribuer le comportement violent à l’agresseur, et à reprendre son identité de soi en faisant le distinguo avec les qualités introjectées prises par les autres. Ils reconnectent les souvenirs et les émotions aux évènements, donnant un sens aux évènements passées qui ont été vécus comme déroutants. L’intégration de la connaissance conceptuelle avec l’expérience émotionnelle et corporelle à travers de récits qui sont co-construits avec le thérapeute.



Farah Bachkata

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